Le Toubkal attire beaucoup de premiers treks, et pour une raison simple : on y monte haut sans devenir alpiniste. À 4 167 mètres, c'est le toit de l'Afrique du Nord. Ce n'est pas pour autant une paroi.
Il n'y a pas de cordes sur l'itinéraire classique. Le vrai sujet, c'est la durée des journées — souvent cinq à sept heures — le caillou sous les pieds, le froid près du sommet, et surtout l'air plus rare au-dessus de 3 000 mètres.
L'altitude, plus que la technique
Plus haut, chaque pas coûte davantage. On ralentit, on boit, on s'arrête. Une nuit au refuge du Toubkal, vers 3 207 mètres, sert précisément à ça : laisser le corps s'habituer avant l'attaque du sommet.
Si vous marchez déjà cinq ou six heures dans la semaine, que les montées ne vous bloquent pas et que le cardio suit un peu, vous êtes dans la bonne zone. Si vous ne marchez presque jamais, ce n'est pas le bon premier projet.
À quoi ressemble le parcours
En deux ou trois jours : Marrakech, Imlil, le refuge ; le lendemain, départ très tôt pour le sommet, puis la descente. Un troisième jour, quand on l'ajoute, assouplit le retour.
En bas, le sentier se lit bien. Plus haut, il devient irrégulier. En hiver et au début du printemps, la neige n'est pas rare. De bonnes chaussures de randonnée ne sont pas un luxe.
Le temps tourne vite dans l'Atlas. La vallée peut être chaude, le sommet glacial, le vent presque constant en haut. Les couches de vêtements font le travail.
Comment aborder le sommet
Marchez à un rythme que vous pouvez tenir, pas à celui de la photo. Buvez, faites des pauses, écoutez le guide, donnez-vous le temps de l'acclimatation. C'est ainsi que la plupart des voyageurs préparés arrivent en haut — fatigués, pas brisés.
Pour le détail des étapes, voir notre guide du Toubkal et les programmes 2, 3 et 4 jours.
